» Biologie et génétique MicroARN (ou miARN)

MicroARN (ou miARN)


Les microARN (ou miARN) sont de courts acides ribonucléiques (ARN) simple-brin propres aux cellules eucaryotes. Ils possèdent en moyenne 22 nucléotides (en général de 21 à 24).
Les miARN sont des régulateurs post-transcriptionnels capables d’extinction de l’expression d’un gène, leur appariement à une séquence complémentaire de l’ARN messager du gène cible conduit à la répression transcriptionnelle ou à la dégradation de cet ARNm. Le génome humain comprendrait environ 1 000 gènes à l’origine de la transcription de miARN,, lesquels sont abondants dans un grand nombre de types cellulaires et cibleraient environ 60 % des gènes.
Il existe de grandes différences entre les miARN des plantes et des métazoaires. Chez les végétaux, la répression transcriptionnelle requiert généralement une hybridation parfaite ou quasi-parfaite entre le miARN et son ARNm cible ; une hybridation imparfaite conduit plutôt à une répression au niveau traductionnel. Chez les métazoaires au contraire, l’hybridation des miARN à leur cible concerne typiquement une région plus restreinte du miARN s’étendant sur les bases 2 à 7. Un miARN peut alors cibler de nombreux sites différents sur un seul ou plusieurs ARNm. Une autre différence entre plantes et métazoaires concerne la position du site cible sur l’ARNm. Chez les métazoaires, le site d’hybridation se trouve dans la région 3’ non traduite (3’UTR) ; ceci explique pourquoi un même miARN peut cibler plusieurs ARNm. Chez les plantes, le site d’hybridation peut se trouver dans la région 3’UTR, mais se situe plus souvent dans la séquence codante. Les miARN sont bien conservés chez les organismes eucaryotes et seraient une composante ancestrale et indispensable de la régulation de l’expression des gènes.
Les premiers miARN ont été caractérisés au début des années 1990. Toutefois, il a fallu attendre le début des années 2000 pour que les miARN soient reconnus comme une classe distincte de régulateurs biologiques possédant des fonctions conservées. Depuis lors, les travaux de recherche menés sur les miARN ont mis en évidence leurs multiples rôles dans la régulation négative (dégradation et séquestration des transcrits, suppression traductionnelle) et leur implication possible dans une régulation positive (activation transcriptionnelle et traductionnelle). Parce qu’ils affectent la régulation de l’expression des gènes, on peut penser que les miARN interviennent dans la plupart des processus biologiques. On a déjà décrit que les miARN peuvent être exprimés différemment d’un tissu ou d’un type cellulaire à l’autre.
L’expression aberrante de miARN serait également impliquée dans de nombreuses pathologies, et des thérapies fondées sur les miARN sont actuellement à l’étude.



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