» chimiothérapie, traitement oncologique, autres traitements et (...) Biais de publications

Biais de publications


Les cigarettiers au 20ème siècle ont réussi, en dehors de leurs campagnes de publicité massives et autres mesures d’incitation à la consommation, en finançant des travaux de recherche à grande échelle aux Etats-Unis, à imposer peu ou prou leur point de vue, concernant la quasi inocuité du tabac, alors que depuis les années 1950 le caractère nocif des cigarettes était prouvé scientifiquement. Dans son livre "Golden Holocauste" Robert Proctor (100 millions de victimes mondiales du tabac au 20ème siècle d’où le titre de l’ouvrage) montre avec toute l’historique, qu’il faut connaître l’origine du financement pour savoir, comment est produit et surtout véhiculé et expliqué le savoir produit (raison pour laquelle on doit déclarer ses liens avec l’industrie pharmaceutique, or toute personne ayant un lien avec cette industrie n’est pas automatiquement sous influence). Il existe un biais des publications qui rapportent toujours les éventuelles améliorations de traitement ou diagnostique, même si elles ne sont pas confirmées (or souvent elles sont infirmées), alors qu’il est beaucoup plus difficile de publier des résultats négatifs, de plus les exigences pour infirmer ou annuler des résultats précédents sont bien plus drastiques que celles exigées pour mettre en place de nouveaux traitement couteux (exemple actuel de la publicité faite en 2015 aux nouveaux traitements immunomodulateurs anti pdl1 ou à la biologie moléculaire (des firmes proposent d’analyser les tumeurs dans le but de proposer des thérapies ciblées couteuses alors même que celles-ci peuvent être contreproductives voire dangereuses (NB : jusqu’à 65% des mutations dans la tumeur sont en fait retrouvées dans le génome normal du patient et donc non significatives, or on ne le sait pas si on n’analyse pas les tissus sains du patient (rarememet fait car double du prix et délais de réponse plus longs)).
Il faut donc savoir raison garder et ne pas se précipiter sans cesse sur de soi-disants progrès, tout cela sous la pression des patients d’autant plus que dans le système de soins français, les traitements couteux sont toujours totalement à la charge de la collectivité mêmes quand le bénéfice n’est pas prouvé, donc tout est en place pour un système qui ne permet pas de contrôle de la dérive du prix de la santé, or bientôt plus aucun pays même développé ne pourra plus assumer ces frais croissants, cela d’autant plus que la plupart des traitements s’adressent à des personnes âgées et donc non productives.



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