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coronarographie


Coronographie  : devenu un examen de routine pour faire un diagnostic, quantifier les lésions coronaires, évaluer les possibilités et les résultats de la revascularisation coronaire. Les risques sont minimes. La coronographie est un examen invasif nécessitant un abord vasculaire artériel imposant des règles strictes de préparation et d’information des patients.
L’abord était jusqu’à ces dernières années exclusivement fémoral, mais les progrès technologiques, avec des cathéters de plus petit diamètre, ont permis l’abord artériel par voie radiale, évitant l’immobilisation des : patients après l’examen. Importance de l’examen général (palpation des pouls périphériques), pour dépister d’éventuelles difficultés (antécédents de revascularisation artérielle des MI). Rechercher une allergies aux produits de contraste iodés, la prise de biguanides (insuffisance rénale en association avec les produits iodés).
Nécessité de : NFS, avec plaquettes, ionogramme sanguin + créatinine et bilan d’hémostase, ECG, afin de ne pas pérenniser la prescription de certains médicaments. Chez un patient asymptomatique, cet examen est parfois rendu obligatoire à titre préopératoire, soit en cas de chirurgie cardiaque (remplacement valvulaire), soit de chirurgie à haut risque, en particulier vasculaire. Si syndrome de menace, évaluation angiographique précoce pour établir sans délai les indications de revascularisation. Coronarographie en cours de l’infarctus aigu si les délais de mise en route sont compatibles avec une angioplastie primaire (< 12H après le début de la douleur). Après thrombolyse, la coronarographie n’est pas systématique. Cependant, ses indications doivent être larges, afin de ne pas méconnaître un échec de thrombolyse qui pourrait être traité par une angioplastie de sauvetage.
Complications  : très rarement graves suite aux progrès sur les cathéters et matériel radiologique et l’entraînement des équipes. Cependant, chez les patients très âgés, polyvasculaires, diabétiques, insuffisants rénaux ou l’angor instable sont à l’origine d’exceptionnelles mais graves complications. La mortalité est de 1 ou 2 /1000. Risque d’infarctus du myocarde lié au caractère instable de l’insuffisance coronaire et des plaques vues à l’angiographie (1 à 3 %). Rares complications infectieuses (matériels stériles à usage unique). Rarissimes embolies cruoriques, plaquettaires ou gazeuses, celles vasculaires au point de ponction artérielle sont les plus fréquentes, et augmentent avec l’âge des patients, avec par ordre de gravité croissante au niveau fémoral : hématome simple traité par compression : manuelle ; hématome important nécessitant une transfusion, faux anévrisme traité par compression instrumentale pour fermer le chenal circulant ; volumineux faux anévrisme circulant ou fistule artério-veineuse à haut débit, nécessitant rarement une chirurgie vasculaire. L’abord radial minimise ces accidents au point de ponction vasculaire.
L’utilisation de produits de contraste iso-osmolaires (visipaque) de préférence en cas d’insuffisance rénale préexistante, a limité les risques de déshydration ainsi que les troubles du rythme ventriculaire observés avec les anciens produits.
Les malaises vagaux, particulièrement fréquents, sont le plus souvent rapidement corrigés par l’atropine et le remplissage vasculaire.



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