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Intolérance au lactose


L’intolérance au lactose est l’incapacité à digérer le lactose par absence ou quantité insuffisante de lactase. Sa prévalence dans le monde parmi les adultes est de 75 % : vs 25 % en Europe, en Asie elle concerne pratiquement toute la population adulte.
L’intolérance au lactose après sevrage est le fonctionnement originel de l’organisme humain (caractère ancestral). Elle touche la majorité de la population humaine et s’acquiert très tôt dans l’enfance. Des mutations génétiques d’il y a à peu près 10 000 ans se sont propagées là où la consommation de lait s’est répandue (Europe du Nord où 90 % des habitants sont tolérants au lactose, mutation absente dans les squelettes nord-européens de 6 000 ans.
La bêta-galactosidase une lactase qui hydrolyse le lactose (glucide se trouvant quasi exclusivement dans le lait) en en galactose et glucose, elle est présente chez tous les enfants, mais chez certaines personnes se tarit à l’âge adulte, ne permettant plus l’assimilation du lait. Le lactose dans le tube digestif est métabolisé par des germes avec production de gaz et de composants expliquant les symptômes. Ce déficit n’est jamais absolu, permettant l’absorption d’une quantité limitée de lait sans symptômes.
Rares cas congénitaux avec intolérance au lait dès le plus jeune âge, à distinguer de certains grands prématurés, suite à l’immaturité du tube digestif et dont l’évolution est favorable assez rapidement avec le temps.
L’intolérance au lactose peut découler d’une maladie cœliaque ou d’une intolérance au gluten, la destruction des villosités intestinales entraînant la diminution de sécrétion de lactase, ou être secondaire à certaines viroses.
Symptômes  : les symptômes apparaissent entre 30 minutes et 2 heures après ingestion de la nourriture contenant le lactose, voire le lendemain, sous forme de ballonnements, flatulences, diarrhées, douleurs et crampes abdominales, céphalées, vomissements (surtout chez l’enfant), constipation.
Diagnostic  : peut se confondre avec l’allergie aux protéines du lait de vache. Si doute, on peut en provoquer à nouveau les signes en faisant absorber du lactose. Le test peut être sensibilisé par la mesure de la concentration en hydrogène de l’air expiré, qui augmente après absorption de lactose si le sujet est un intolérant vrai.
Traitement  : éviction du lactose, mais son utilisation répandue dans l’industrie agro-alimentaire la rend difficile au quotidien, (végétaliens, qui ne consomment pas de produits laitiers).
Les yaourts et laits fermentés avec Streptococcus thermophilus, Lactobacillus delbrueckii subsp. bulgaricus et Lactobacillus acidophilus (mais non avec Bifidobacterium bifidum), où les bactéries sont vivantes, ainsi que les fromages, sont mieux tolérés, car le lactose y est déjà partiellement hydrolysé par les bactéries. Les fromages à pâte dure contiennent très peu de lactose. L’absorption de 12 à 15 g de lactose = l’équivalent d’une tasse) se passe sans problème.
La prise de comprimés de lactase permet une meilleure absorption avec diminution ou disparition des symptômes. Il existe des laits et produits laitiers délactosés. Dans ces produits (lait, yoghourt, fromage frais, ) le lactose est déjà hydrolysé. La teneur en protéines et calcium de ces produits est identique à celle des produits laitiers normaux, leur usage et utilisation culinaire aussi. L’augmentation progressive des doses de lait pourrait également établir une meilleure tolérance de celui-ci



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