» TESTICULE Orchidectomie partielle

Orchidectomie partielle


L’orchidectomie partielle a été utilisée au pour des chirurgies conservatrices sur testicule unique. Respect nécessaire de principes techniques pour conserver l’excellente survie spécifique des crcinomes germinaux du testicule. Les indications électives (testicule controlatéral sain) sont discutables hormis les incidentalomes dont beaucoup sont bénins. Dans une série de 101 cas d’orchidectomies partielles pour tumeurs testiculaires bilatérales métachrones ou en cas de testicule unique, survie spécifique proche de 100 % (100/101) avec 6 récidives locales dont 4 sur néoplasie germinale intratubulaire (NGIT) ayant refusé une radiothérapie scrotale. La taille moyenne des ces tumeurs était de 15mm . Nécessité d’évaluation pré opératoire sur le plan oncologique (scanner thoraco-abdomino-pelvien, marqueurs sériques), et fonctionnel (testostéronémie, spermogramme). Le bénéfice fonctionnel attendu me semble personellement illusoire, le déficit androgénique peut être substitué par dee la testostérone, alors que le risque carcinologique n’est pas nul, en effet, la NGIT quasi constante évolue en tumeur infiltrante (70 % à 5 ans), de plus elle n’est pas facile à évaluer. La RTE scrotale systématique (20Gy) est efficace sur la NGIT mais détériore fortement la spermatogénèse et dans une moindre mesure, la fonction endocrine. Pour réaliser une orchidectomie partielle, le volume tumoral doit permettre de conserver une quantité significative de pulpe et donc des tumeurs de moins de 15/20mm ou occupant moins de 75 % de la glande, de plus, nécessité de surveillance attentive de patients bien informés. En cas de testicule controlatéral sain et fonctionnel, celui-ci assume les fonctions gonadiques. Les répercussions sur l’image corporelle semblent être plus du ressort de l’éventuel soutien psychologique, le CECOS permet la persistance de la fertilité, le problème de l’éventuelle hypofertilité ne peut se substituer, sauf demande expresse écrite du patient, à une prise de risque liée à une chirurgie conservatrice pour un organe non vital.
Indications d’orchidectomie partielle :
En cas de gonade unique : tumeur < 30 à 50% du testicule, Nécessité d’évaluation histologique de la pulpe restante, de surveillance rapprochée clinique et échographique,
Si gonade controlatérale saine : Tumeur non plapable, infracentimétrique, présumée, bénigne
La voie d’abord est inguinale, car permet un contrôle du cordon avant manipulation de la gonade. L’abord scrotal induit une redistribution du drainage lymphatique du testicule et donc des territoires d’une éventuelle récidive. Le repérage peropératoire échographique à l’aide dune sonde haute fréquence est indispensable. Le marquage de la localisation à l’aide d’un harpon (aiguille IM) peut s’avérer utile dans les cas de tumeur profondément enchâssée dans la pulpe. Un contrôle postexérèse permet de vérifier en cas de doute, de la qualité de résection. L’examen histologique extemporané présente une fiabilité de l’ordre de 90% en ce qui concerne la nature maligne de la tumeur et permet d’évaluer les limites.



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