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Facteurs réduisant le risque de cancers


Facteurs réduisant le risque de cancers
Activité physique
En France, 63-79% des adultes de 18 à 74 ans pratiquent un sport équivalent à au moins 30 minutes d’activité physique modérée / jour au moins 5 fois par semaine (H/F = 1), 44 à 46% des adultes pratiquent un niveau d’activité physique élevé (prédominance masculine), 39% des enfants de 11 à 14 ans pratiquent 30 minutes / jour.
L’activité physique est associée à une diminution du risque des cancers du côlon (entre 18 et 29 %), et de 40 à 50% si activité physique importante toute la vie vs les sédentaires (protection + élevée pour le colon gauche et chez les hommes, moindre pour le cancer rectal)
diminution de 30 à 40% du risque de cancer du sein (notamment après la ménopause). Diminution supposée de 10 à 30% du risque de cancer de la prostate, et de celui de l’endomètre ou du poumon de 30 à 40% (peu d’études publiées).
canismes : effets sur les taux circulants de diverses hormones et facteurs de croissance, accélération du transit intestinal, réduisant le temps d’exposition de la muqueuse digestive aux cancérogènes d’origine alimentaire. Concernant les cancers du sein en postménopause et de l’endomètre, l’activité physique exerce 1 rôle protecteur, en diminuant le taux d’oestrogènes et en stimulant l’immunité, elle réduit également le surpoids qui est un facteur de risque.
La diminution de risque associée à l’activité physique est jugée convaincante pour le cancer du côlon et probable pour le cancer du sein après la ménopause et celui de l’endomètre.
Les individus avec activité physique modérée ou plus intense ont un risque de mortalité par cancers significativement plus faible que les individus inactifs.
Recommandations : Il est recommandé de maintenir un mode de vie actif. A titre d’exemple, il est recommandé, si l’activité physique professionnelle est faible ou modérée, d’avoir au moins une demi-heure (et si possible une heure) de marche rapide, ou une activité similaire, par jour, et une activité physique vigoureuse d’au moins une heure par semaine.
Fruits et légumes : En France, la consommation de fruits et légumes des adultes est en moyenne de 373 g / jour (158 g de fruits et 215 g de légumes). Elle est plus importante chez les femmes et augmente avec l’âge (moindre chez les personnes de faible statut socio-économique et de faibles revenus). Entre 1999 et 2006 augmentation de la consommation de fruits et une stabilité de la consommation de légumes. Leur consommation est associée à une réduction du risque de plusieurs cancers : ORL, oesophage, estomac et poumon (dans le cas des fruits seulement).
Mécanismes : grande diversité de composants potentiellement protecteurs à l’égard du cancer.
Il s’agit en particulier des micronutriments à activité antioxydante (caroténoïdes, vitamine C…) et des microconstituants (glucosinolates, flavonoïdes, molécules soufrées…). Les légumes sont également une source de vitamine B9 (folates, rôle important dans la synthèse et la méthylation de l’ADN). Ils contribuent à la réduction du risque de surpoids et d’obésité. les fruits et légumes ne peuvent pas être remplacés par des compléments alimentaires.
Allaitement  : Le %de mères qui allaitent leur enfant est passé de 53% en 1998 à 63% en 2003 (80% chez les cadres, 50% chez les ouvrières), versus > 90% dans les pays nordiques, 75% en Italie et 70% au Royaume-Uni. L’allaitement est associé, chez la mère, à une diminution du risque de cancer du sein, avant et après la ménopause. Mécanismes diminution des hormones sexuelles pendant la période d’aménorrhée, l’exfoliation du tissu mammaire en lactation et la mort cellulaire massive à la fin de l’allaitement par involution contribuent à l’élimination des cellules potentiellement porteuses de lésions de l’ADN.
Le lait et les produits laitiers augmentent-ils le risque de cancers ? chez l’homme et chez la femme, la consommation de lait et de produits laitiers est associée à une diminution de risque de cancer du côlonrectum. Chez l’homme, elle peut contribuer à une augmentation du risque de cancer de la prostate.
Les additifs donnent-ils le cancer ? Non, dans les conditions d’utilisation spécifiées.
http://www.e-cancer.fr/v1/fichiers/public/brochure_pnns_nutrition160209.pdf
www.e-cancer.fr.



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