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hyperthermie - hypothermie


Mort par hyperthermie : Absence de signe macroscopique évocateur de l'étiologie, ou de lésions microscopiques spécifiques, congestion du SNC avec micro-hémorragies, congestion viscérale diffuse avec œdème.
Température centrale > 40.5°C, facteurs de risque : alcoolisme, athérosclérose, obésité, certains médicaments (antidépresseurs tricycliques, certains tranquillisants, IMAO). Signes : hyperthermie, peau sèche, chaude troubles de la conscience, vasodilation avec possibilité de défaillance circulatoire, si décès tardif, possibilité de pneumonie, de nécrose tubulaire aiguë, hémorragie surrénalienne, nécrose de foie / myocarde. Dans les formes mineures : crampes (dûes à perte de sel) et épuisement avec céphalées, nausées / vomissements, vertiges, faiblesse, crampes, mais température centrale peu élevée.
Froid : Les gelures peuvent apparaître en dessous de - 0,6 °C, elles prédominent aux extrémités.
Histologie : stase veineuse et œdème hémorragique du derme, microthrombi. L'évolution ultérieure se fait selon le schéma habituel de l'inflammation.
L’hypothermie : Température centrale < 35°C, risque si très jeune ou très vieux, sujets maigres, mâles. Réponse physiologique au froid : vasoconstriction superficiel, frissonnements, métabolisme cellulaire accru (production de chaleur) ; + efficace chez les bébés grâce à la graisse brune.
Autopsie : diagnostic d’exclusion, lividités rouge cerise par accumulation d’oxyhémoglobine dans les tissus ; non spécifique (également si intoxication au CO), si survie prolongée, possibilité de pancréatitehémorragique, ulcération muqueuse du TD, pneumonie, nécrose tubulaire aiguë, nécrose cardiomyocytaire, des hallucinations terminales amènent l’individu à se sentir trop chaud.

Les conditions météorologiques d’une hypothermie sont très variables selon la personne avec fragilité particulière des personnes aux 2 extrêmes de la vie. Ainsi les facteurs de risque d’hypothermie chez la personne âgée sont : amyotrophie, immobilité, pannicule adipeux peu épais, hypothyroïdie (surtout en association médicamenteuse (imipramine, chlorpromazine, diazépam, barbituriques, phénothiazines et alcool), troubles cérébraux avec troubles de la régulation thermique, aggravés si conditions sociales défavorables. Entre 32 et 37°C frissons et vasoconstriction, entre 24 et 32°C bradypnée et bradycardie, hypotension artérielle, ralentissement psychomoteur, en dessous de 26°C le décès est quasi-systématique.
La mort survient par défaillance cardio-vasculaire, sans lésion spécifique. L’hyperstimulation adrénergique peut provoquer : ulcérations digestives +/- hémorragiques, micro-foyers de dégénérescence myocardique (cardiomyocytes rompus, hypercontractés, + exsudation plasmatique voire de petites extravasations d'hématies). Plus rarement : signes de souffrance hépatique, pancréatique et rénale ou œdème pulmonaire. Les téguments ne sont pas nécessairement le siège de gelure. Ils sont souvent rouges, durs et infiltrés . Les signes évocateurs, à l'autopsie, d'une mort par hypothermie sont : taches rosées ou rose-brun disséminées sur les téguments (stase capillaire focale), surtout au voisinage des grosses articulations, cyanose ou blancheur des extrémités, aspect exsangue des tissus sous-cutanés et congestion viscérale, zones de cytostéatonécrose en périphérie du pancréas, hémorragies digestives, très bonne conservation histologique.

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