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Surveillance médicale par les médecins du du travail des travailleurs en milieu hyperbare


Surveillance médicale par les médecins du travail des travailleurs en milieu hyperbare Décret N° 90-277 du 28 mars 1990 : Les travaux en milieu hyperbare ne peuvent être effectués que par des travailleurs avec certificat d’aptitude à l’hyperbarie et livret individuel, qui indique la classification / mention du travailleur, la date de la dernière fiche d’aptitude médicale et l’avis d’aptitude, visés par le médecin du travail. Il est tenu à la disposition de l’inspecteur du travail et des agents des services de prévention de l’organisme compétent de sécurité sociale (article 37). Absence de contre-indication médicale à ces interventions. Après 40 ans, cette fiche est établie tous les 6 mois. Dans les 15 jours suivant sa délivrance, le salarié ou l’employeur peut contester les mentions de cette fiche d’aptitude, devant l’inspecteur du travail qui statue après avis conforme du médecin inspecteur médical du travail ; qui peut faire pratiquer, aux frais de l’employeur, des examens complémentaires par les spécialistes de son choix.
L’employeur est tenu de faire examiner par le médecin du travail tout travailleur victime d’un incident d’hyperbarie ou indisposé par le travail.
Examens médicaux : examen clinique général et examens spécialisés complémentaires, à la charge de l’employeur.
Un dossier médical spécial est tenu par le médecin du travail pour le travail en milieu hyperbare, mentionné dans le dossier médical ordinaire de médecine du travail. Il contient : fiche des conditions de travail, avec nature du travail effectué en milieu hyperbare, la durée des périodes d’hyperbarie et les autres risques auxquels le travailleur peut être exposé ; dates et résultats d’analyses / examens médicaux, accidents lors du travail et signes pathologiques.
Le dossier est conservé > 20 ans par le service médical du travail.
L’employeur doit prévoir des moyens de transport rapides pour permettre à un médecin de se rendre auprès des victimes d’accident. L’employeur ou le chef d’opération doit avertir immédiatement le médecin du travail en cas d’accident.
Pour les marins, le médecin du travail est le médecin des gens de mer .
L’Arrêté du 28 mars 1991 complète le décret précédent et précise les examens complémentaires spécialisés. Cette surveillance est faite : avant affectation en milieu hyperbare ; puis / 6 mois ou tous les ans selon l’âge des travailleurs (+/- de 40 ans) ; lors de tout accident d’hyperbarie. On recherche des anomalies préexistantes ou facteurs de risque d’hyperbarie, une atteinte précoce, encore réversible. Rechercher un risque de pertes inopinées de connaissance ou d’augmentation marquée du rythme cardiaque lors de travail respiratoire intense.
Examens médicaux pour les travailleurs titulaires du certificat d’aptitude à l’hyperbarie de mention A, B ou C
Les mentions A, B et C sont celles définies à l’article 1 er de l’arrêté du 28 janvier 1991 relatif aux modalités de formation des personnels intervenant en milieu hyperbare :
• Mention A : Activités de scaphandrier,
• Mention B : Autres activités subaquatiques,
• Mention C : Activités d’hyperbariste médical.
1 – Visite avant embauche
Quelle que soit la classe, préalablement à sa première affectation en milieu hyperbare, examen clinique complet et les examens complémentaires suivants : EFR avec CV, VEMS, VMM 5ventilation maximale par minute), courbe débit-volume, VO0 max ; ECG (12 dérivations) au repos et lors de test à l’effort sous maximal, audiogramme avec impédancemétrie, EEG avec stimulation lumineuse intermittente et hyperpnée, bilan biologique (NFS, glycémie, uricémie, cholestérolémie totale, triglycéridémie et albumine et sang dans les urines) ; bilan radiographique avec téléthorax, radiographie des grosses articulations (hanches et épaules de face, genoux de profil avec tiers < fémur et un tiers > tibia), test de compression en caisson à vitesse entre 0,3 bar et 3 bars / mn jusqu’à 1,2 bar.
Le test de compression en caisson et l’EEG ne sont pas renouvelés aux examens périodiques.
L’examen médical de première affectation devra être renouvelé pour tout travailleur qui, pendant 4 années consécutives, n’aura pas été affecté à des travaux sous pression et n’aura donc pas bénéficié d’un examen médical périodique.
Quelle que soit la classe du travailleur, l’examen périodique annuel comprend un examen clinique et certains des examens complémentaires pratiqués avant l’affectation, notamment l’EFR, l’audiogramme, l’ECG au repos avec épreuve sous-maximale d’effort et le bilan biologique. En revanche, la radiographie des grosses articulations ne sera pratiquée que tous les quatre ans, sauf anomalie. Après 40 ans, l’examen semestriel comprend un examen clinique +/- examens complémentaires.
Examens médicaux pour les travailleurs à certificat d’aptitude à l’hyperbarie de mention D (hyperbaristes autres que médicaux)
Pour les hyperbaristes des sous-classes I-B, II et III, la surveillance médicale particulière est effectuée conformément aux recommandations formulées pour les mentions A, B ou C.
Pour les hyperbaristes de la sous-classe I-A , c’est-à-dire ceux pour lesquels la pression relative d’intervention sera en toutes circonstances inférieure à 1,2 bar, la surveillance médicale est identique dans son principe à celle définie plus haut, mais l’EEG, l’épreuve d’effort sous maximal au cours de l’ECG et les radiographies du genou ne sont pas exigés. Des chiffres tensionnels systoliques et diastoliques supérieurs respectivement à 15 et 9 seront admis selon l’appréciation du médecin du travail. S’agissant du déficit auditif mesuré en conduction aérienne, le déficit global d’une oreille ne devra pas dépasser de plus 35 dB celui de l’autre oreille.
Cet arrêté du 28 mars 1991 annonce également un certain nombre de recommandations sur les conditions cliniques d’aptitude. Ceux-ci devront être appréciés au cas par cas par le médecin du travail, en fonction de l’âge du travailleur, de son expérience des métiers hyperbares et de son poste de travail.
• Morphologie : l’existence d’une surcharge pondérale est une contre-indication
• Appareil respiratoire : sont considérés comme des facteurs de contre-indication, un indice de Tiffeneau inférieur à 70 %, un asthme évolutif, des séquelles de thoracotomie, des séquelles d’abcès pulmonaire, un antécédent de pneumothorax spontané, des séquelles fonctionnelles d’affection pleurale, des séquelles de tuberculose, un emphysème.
• Appareil cardio-vasculaire : A l’entrée dans la profession et en dehors de tout traitement, la TA systolique doit être inférieure ou égale à 150 mmHg et la tension diastolique égale ou inférieure à 90 mmHg.
• Appareil digestif : Le médecin du travail pourra considérer comme des facteurs de contre-indication, tous les processus pathologiques digestifs susceptibles de récidives et de complications aiguës, tels que ulcère évolutif, diverticulose ou altération chronique du métabolisme hépatique.
• ORL : Peuvent être considérés comme des facteurs de contre-indication, une otospongiose, un laryngocèle, une otite ou une sinusite chronique, un déficit auditif initial pour chaque oreille excédant, en audiométrie tonale, la valeur tonale de 25 dB calculée sur les courbes de conduction aérienne pour les fréquences 500, 1000, 2000 et 4000 Hz, conformément à la règle de pondération définie au tableau 42 des maladies professionnelles du régime général.
• Ophtalmologie : Peuvent être considérés comme facteurs de contre-indication, un décollement de la rétine, même opéré, une cicatrice d’intervention intraoculaire, un glaucome même à angle ouvert, un kératocône.
• Neurologie : attention aux manifestations de troubles épileptiques, antécédents de TC, séquelles d’atteintes méningo-encéphaliques, affections dégénératives neuro-musculaires, séquelles d’atteinte médullaire infectieuse ou traumatique.
• Appareil locomoteur : attention aux antécédents d’ostéonécrose.
• Dermatologie : se méfier des affections cutanées chroniques si elles sont à l’origine de troubles fonctionnels.
• Organes hématopoïétiques : peuvent être considérés comme des facteurs de contre-indication une crase sanguine anormale, une drépanocytose, une splénomégalie ou splénectomie avec retentissement sur la formule sanguine.
• Stomatologie : pour les personnes titulaires d’un certificat comportant les mentions A et B, l’état de la cavité buccale et de la denture doit permettre l’utilisation d’un appareil respiratoire avec embout buccal.
• Appareil génito-urinaire : une affection évolutive peut représenter une contre-indication temporaire ou définitive dès lors que la survenue d’épisodes aigus (lithiases urinaires) peut mettre en danger la sécurité du travailleur.
• Grossesse : elle constitue une contre-indication.
• Affections métaboliques : toute affection métabolique sévère constitue une contre-indication, notamment le diabète sucré.



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