» Médecine du travail Surveillance individuelle des travailleurs exposés aux rayonnements (...)

Surveillance individuelle des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants


Surveillance individuelle des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants Surveillance individuelle des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants Deux réglementations complémentaires, l’une axée sur la protection du public et de l’environnement, l’autre axée sur la protection de travailleurs.
Prévention technique individuelle : repose sur 4 grands principes
Temps d’exposition aussi bref que possible, plus grand éloignement possible de la source (la dose diminue avec le carré de la distance) (pinces à long manche…), écrans de protection adaptés au rayonnement, sans augmenter le temps d’exposition, vêtements de protection adaptés au rayonnement, pas de manipulation de la source à main nue, le port de gants ne protège pas de l’exposition externe. Les gants en latex sont perméables à l’eau tritiée. Les vêtements de protection doivent être retirés sur les lieux de la manipulation, les blouses étant spécifiques (couleur spéciale) pour ce type de travail. Des surbottes sont parfois portées, les appareils respiratoires sont d’utilisation exceptionnelle.
Le règlement intérieur doit spécifier qu’il est interdit de fumer, manger, boire, mâcher du chewing-gum, se maquiller... dans les lieux de manipulation des radioéléments.
Dosimétrie individuelle : en cas de risque d’irradiation externe : rayonnement X, gamma, neutrons, inutile si rayonnement alpha isolé, les rayonnements bêta ne sont à prendre en considération dans le cadre de ce contrôle que pour des énergies supérieures à 100 Mev.
Dosimétrie photographique individuelle (dosi-films) : méthode obligatoirement utilisée (arrêté du 19 avril 1968), non à lecture immédiate, mais, permet la centralisation et l’exploitation des résultats.
Chambres d’ionisation (compteur Geiger) : débit de dose ; stylo-dosimètre : dose totale reçue sur une courte période) : avantages : lecture immédiate ; inconvénients : erreurs dues aux courants de fuite, manque de sensibilité pour de longues périodes de port, centralisation et archivage des résultats difficiles.
Dosimétrie photographique : dosimètre adapté au(x) rayonnement(s), par filtres appropriés, porté pendant les heures de travail. Hors de ces heures, il est rangé sur tableau nominatif, à l’abri de toute source de rayonnement ionisant ou chaleur, avec en permanence un dosimètre témoin.
Durée du port de dosimètre = mois civil (sauf accord express de l’O.P.R.I.), porté à hauteur de poitrine : si impossibilité, à la ceinture, développé dans la première quinzaine du mois suivant.
L’identification du dosimètre est double : nom du porteur et identification numérique. Résultats mensuels transmis sous pli cacheté : 1 au médecin du travail de l’entreprise, 1 destiné au service médical de l’O.P.R.I.
Examens radio-toxicologiques et vérification de la contamination interne et/ou de l’activation de l’organisme : Si le médecin du travail craint une contamination ou exposition à des flux de particules, il pourra faire procéder à des mesures anthropogammamétriques et/ou à des analyses radio-toxicologiques, urinaires notamment, dont le choix dépend du (ou des) rayonnement(s) en cause (recours à l’O.P.R.I). Anthropogammamétrie après douche et des vêtements autres que ceux du travail, avec installation permettant l’identification des radio-nucléides et leur mesure à des niveaux nettement < aux limites maximales admissibles, examens radio-toxicologiques urinaires sur prélèvement de 24 heures, avec conservateur.
L’exposition des personnels des catégorie A et B doivent être respectivement < 3/10° et 1/10° des limites annuelles.
Catégorie A Catégorie B (1) Apprentis
Organe Homme Femme
Exposition normale Expositionexceptionnelle
1 an 3 mois 1 an Vie 1 an 3 mois 1 an 1 an
Corps entier en profondeur 50 30 100 250 50 (2) 12,5(2) 15 15
Peau 500 300 1000 2500 500 300 150 150
Cristallin 150 90 300 750 150 90 45 45
Mains, avant-bras, pieds, chevilles 500 300 1000 2500 500 300 150 150

(1) Les valeurs indiquées dans cette colonne ne sont pas des limites au sens juridique du terme, mais des niveaux dont le dépassement présumé implique soit de revoir la délimitation de la zone contrôlée, soit de faire passer l’intéressé en catégorie A.
(2) Pour la femme enceinte, l’exposition de l’abdomen en profondeur ne doit pas dépasser, pour la durée de la grossesse, les deux dixièmes de la limite annuelle, soit 10 mSv.



Documents de pathologie humaine du service d’anatomie pathologique du CFB de Caen et du CHPC de Cherbourg. L ’UTILISATION DES INFORMATIONS FOURNIES SE FAIT SOUS L’UNIQUE RESPONSABILITE DE L’UTILISATEUR. Les concepteurs et réalisateurs de cette base ne sauraient en aucun cas être tenus pour responsables des conséquences d’une utilisation non contrôlée des informations fournies.

Performed by Arnaud Legrand 2009 © All Rights Reserved.