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cancers cutanés professionnels


Cancers cutanés d’origine professionnelle : Etiologies
Rayonnements non ionisants  :
La première cause de cancers cutanés professionnels est le rayonnement UV B : il concerne les travailleurs en plein air exposés au soleil, mais il existe également d’autres sources d’UV auxquelles sont exposés les soudeurs à l’arc et les souffleurs de verre. Cliniquement, on observe deux types histologiques : l’épithélioma basocellulaire ou spinocellulaire. Le rôle du soleil est évoqué dans les mélanomes pour les professionnels travaillant en plein air.
Radiations ionisantes  : Les cancers cutanés dûs aux radiations ionisantes se développent sur un terrain de radiodermite. Cliniquement, on retrouve des spinocellulaires, des basocellulaires et plus rarement des mélanomes. Le délai d’apparition est en général de 25 à 30 ans. Les personnels concernés sont les professionnels travaillant dans l’industrie nucléaire mais aussi les professionnels de santé (Médecine et biologie).
Prévention des cancers cutanés professionnels
UV  : réduction de l’exposition par l’application de substances filtrantes, la mise en place d’écrans et le port d’équipement de protection individuelle.
Rayonnements ionisants. La réglementation française est définie par : le code du travail, le décret 66-450 du 20 juin 1966, modifié par le décret 88-521 du 18 avril 1988, relatif aux principes généraux de protection contre les rayonnements ionisants, le décret 86-1103 du 2 octobre 1986 concernant la protection des travailleurs en dehors des installations nucléaires, modifié par le décret 88-662 du 6 mai 1988, ces derniers textes diffèrent par les mesures administratives et la répartition des responsabilités mais sont identiques pour les autres dispositions, les arrêtés d’application de ces deux derniers décrets, en particulier l’arrêté du 31 juillet 1991 concernant les modalités et le contenu de la carte de suivi médical et l’arrêté du 28 août 1991 approuvant les termes des recommandations faites aux médecins du travail assurant la surveillance médicale des travailleurs exposés aux rayonnements ionisants.
La classification des personnels se fait en deux catégories :
Catégorie A : si les conditions habituelles de travail peuvent entraîner le dépassement des trois dixièmes des limites annuelles d’exposition, soit, 15 mSv en exposition globale.
Catégorie B : si les conditions normales de travail ne peuvent pas entraîner le dépassement des trois dixièmes des limites d’exposition, donc moins de 15 mSv en exposition globale.
Limites professionnelles réglementaires d’exposition externe qui sont définies par la législation sont pour un travailleur catégorie A : équivalent de dose maximale corps entier reçu au cours de 12 mois consécutifs < 50 mSv, équivalent de dose maximale reçue par la peau, les mains, les pieds, les avant-bras et les chevilles, au cours de 12 mois consécutifs < 500 mSv.
Obligation de se conformer à certaines règles : Obtention d’un agrément, déclaration des sources, tenue de registre, désignation d’une personne compétente, délimitation d’une zone contrôlée, contrôle régulier des installations, information des personnels.
Surveillance médicale avec attention particulière aux sujets exposés avec évaluation régulière des doses reçues, examen minutieux de la peau, radio-analyse des prélévements, examens hématologiques et tenue d’un registre spécial. En cas de dépassement de doses maximales admissibles, il faut exclure l’agent temporairement de la zone contrôlée, faire un bilan clinique et biologique et procéder à une enquête pour déterminer la cause.
Réparation
Les rayonnements ionisants  : Le tableau n° 6 du régime général répare les radiodermites aiguës et chroniques par rayonnements ionisants avec respectivement un délai de prise en charge de 60 jours et 10 ans. La liste des travaux susceptibles de provoquer ces maladies est indicative.
UV  : pas de tableau de réparation, mais ’il est possible de faire une déclaration de maladie à caractère professionnel.
Arsenic  : réparation indiquée dans le tableau n° 20 du régime général. Les affections cancéreuses cutanées inscrites sont la dyskératose lenticulaire en disque ou maladie de Bowen et l’épithélioma cutané primitif avec un délai de prise en charge de 40 ans. La liste des travaux est indicative.
Hydrocarbures polycycliques aromatiques. Le tableau de réparation n° 16 bis prend en charge les épithéliomas primitifs de la peau par goudrons de houille, huiles de houille (avec fractions de distillation dites phénoliques, naphtaléniques, acénaphténiques, anthracéniques et chryséniques), brais de houille et suies de combustion du charbon. La liste des travaux est dans ce cas limitative et la durée de prise en charge est de 20 ans.

Le tableau n ° 36 bis prend en charge les épithéliomas primitifs de la peau provoqués par les dérivés suivants du pétrole : extraits aromatiques, huiles minérales utilisées à haute température dans des opérations d’usinage et de traitement des métaux, suies de combustion des produits pétroliers. La liste des travaux est également limitative avec un délai de prise en charge de 30 ans sous réserve d’une exposition minimale de 10 ans.



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