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Imagerie de l’oeil et de l’orbite


Imagerie de l’oeil et de l’orbite : La biométrie oculaire et le calcul de la puissance d’un implant intraoculaire avant intervention pour cataracte, le diagnostic et la localisation des corps étrangers intraoculaires, l’évaluation des décollements de rétine et des anomalies vitréorétiniennes, ainsi que le diagnostic et le suivi post-thérapeutiques des tumeurs oculaires sont mieux évalués par l’échographie. L’échographie est également très utile pour l’étude de la pathologie orbitaire.
Réalisation pratique de l’examen  : La petite sonde est placée directement sur la conjonctive ou sur la paupière fermée par l’intermédiaire d’un gel.
Pour étudier correctement une structure, il faut que le faisceau ultrasonore soit perpendiculaire à cette structure, parfois, faisceau US oblique à la structure recherchée (pour la faire artificiellement sortir de son environnement, lors de l’exploration de la papille et de la macula, recherche des corps étrangers).
Scanner  : Le déroulement de l’acquisition hélicoïdale est bref, de l’ordre de 30 secondes ; on vérifie la position des première et dernière coupes, pour s’assurer que le volume orbitaire est bien couvert. Puis sont réalisées les reconstructions multiplanaires, notamment coronales, sagittales dans l’axe du nerf optique, et éventuellement axiales, dans le plan PNO strict, s’il n’a pu être obtenu d’emblée sur les coupes natives.
On peut traiter les données selon le MIP (maximum intensity projection), avec représentations 3 D de surface, avec le choix du seuillage de densité, représentation préférentielle des structures osseuses, des structures parenchymateuses ou des reliefs cutanés.
IRM  : coupes pondérées en T1, en T2/TSE (plan coronal,voire axial, avec étude des voies optiques jusqu’au niveau des loges caverneuses) +/- gadolinium (montre les différents compartiments d’une lésion hétérogène (kystique/solide par exemple)).
Il est préférable d’utiliser des séquences avec suppression de graisse, après injection de gadolinium et tout spécialement pour l’étude du nerf optique.
Les radiographies standards ont encore une place pour l’exploration des malformations craniofaciales et celle des traumatismes (fractures et corps étrangers).
Par ailleurs, il importe de pouvoir diagnostiquer une pathologie orbitaire méconnue sur une radiographie faite pour une toute autre raison.
Le seul intérêt des tomographies reste l’exploration des voies lacrymales.
Les incidences standards les plus utiles sont :
– l’incidence de profil prenant l’ensemble du crâne ou au contraire localisée, sur un film sans écran pour la recherche de corps étranger ; elle superpose les deux orbites mais donne une vue générale du crâne et de ses différentes structures osseuses, en particulier le jugum, la selle turcique, la voûte ;
– l’incidence orbite de face ou plancher d’orbite : S = 0° ; OM = - 35° ; le plancher d’orbite est abordé tangentiellement par le rayonnement ; il est dégagé du rocher et se projette à la jonction tiers supérieur et tiers moyen du sinus maxillaire ;
– l’incidence de face haute : S = 0° ; OM = - 25° ;
– l’incidence de Blondeau : S = 0° ; OM = - 50° ;
– les clichés localisés en incidence de Vogt de face et de profil, sur films dentaires, sans écran, pour la recherche de corps étrangers localisés dans le segment antérieur du globe oculaire.
Angiographies : exploration de la carotide externe, en plus de celle de la carotide interne, pour une étude complète des vaisseaux de l’orbite. L’embolisation thérapeutique permet d’oblitérer les pédicules vasculaires d’une tumeur (méningiome orbitosphénoïdal) ou d’une malformation vasculaire (fistule carotidocaverneuse).
L’échographie-doppler couleur visualise la plupart des artères orbitaires.
Phlébographies : certaines veines ophtalmiques supérieures sont visibles sur les temps tardifs d’une artériographie de la carotide externe. L’échographie-doppler couleur apprécie la direction des flux.
Phlébogramme orbitaire et du sinus caverneux : pour opacifier les veines orbitaires et les sinus caverneux, après ponction percutanée d’une veine du front.
Normalement, la phlébographie opacifie les veines ophtalmiques > et <.



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